FILE: Jeff Bezos, founder and chief executive officer of Amazon.com Inc., listens during an Economic Club of Washington discussion in Washington, D.C., U.S., on Thursday, Sept. 13, 2018. Amazon.com Inc. founder??Jeff Bezos,??the world???s richest person, and his wife??MacKenzie??are divorcing after 25 years. Bezos, 54, is worth $137 billion, according to the Bloomberg Billionaires Index, a ranking of the world???s 500 wealthiest people. The couple met when they both worked at hedge fund D.E. Shaw, and they married in 1993. He founded Amazon a year later. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg

Les autorités antitrust européennes enquêtent sur Apple Pay et l’App Store

Les régulateurs européens ont annoncé mardi des enquêtes antitrust formelles sur l’App Store d’Apple et son système Apple Pay.

La première découle de plaintes déposées par Spotify (SPOT) et Rakuten (RKUNF). Ils ont affirmé qu’Apple (AAPL) viole les règles de concurrence de l’UE en exigeant l’utilisation de son système d’achat intégré pour accéder à la musique et aux livres, et en empêchant les applications d’informer les utilisateurs des moyens moins chers d’acheter ce contenu en dehors de l’App Store.
Apple facture aux développeurs d’applications une commission de 30% sur tout le contenu numérique acheté via son système in-app.
Les responsables de l’UE craignent que les pratiques d’Apple ne nuisent aux consommateurs en les empêchant de bénéficier d’un plus grand choix et d’une baisse des prix. Une enquête préliminaire a révélé que les concurrents d’Apple ont transmis ses frais sous la forme de prix plus élevés pour les clients, ou désactivé les systèmes d’achat in-app tout à fait.
Le plus haut responsable antitrust de la Commission européenne, Margrethe Vestager, a déclaré dans un communiqué qu’il semble qu’Apple ait un rôle de « gardien de la porte » lorsqu’il s’agit de la distribution d’applications et de contenu aux utilisateurs d’iPhone et d’iPad.
« Nous devons nous assurer que les règles d’Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où Apple est en concurrence avec d’autres développeurs d’applications, par exemple avec son service de streaming musical Apple Music ou avec Apple Books, » Vestager dit.
Spotify a déposé sa plainte en mars 2019, affirmant qu’Apple désavantage ses concurrents en exigeant qu’elle et d’autres fournisseurs de contenu paient la commission de 30%. Apple Music n’a pas à payer les frais.
Rakuten, la plus grande société de commerce électronique du Japon, a déposé une plainte similaire contre Apple en Mars de cette année, faisant valoir qu’il s’engage dans un comportement anti-concurrentiel quand il prend la coupe de 30% sur les livres électroniques et audio vendus par l’Intermédiaire de l’App Store tout en poussant son propre service ebook.
La deuxième enquête antitrust se penchera sur l’impact de la conduite d’Apple sur la concurrence dans les paiements mobiles.
La Commission européenne s’est dite préoccupée par le fait que les conditions d’achat de biens et de services d’Apple Pay sur des applications et des sites Web sur les appareils Apple « peuvent fausser la concurrence et réduire le choix et l’innovation. »
Il a également des préoccupations que Apple limite l’accès à son « tap and go » » fonctionnalité sur les iPhones pour les paiements dans les magasins, et peut-être refuser l’accès rivaux à Apple Pay.
Dans une déclaration répondant aux deux enquêtes, Apple a déclaré qu’il était « décevant » » de voir la Commission avancer « plaintes sans fondement d’une poignée d’entreprises qui veulent simplement un tour gratuit, et ne veulent pas jouer selon les mêmes règles que tout le monde. »
« En fin de compte, notre objectif est simple : permettre à nos clients d’avoir accès au meilleur service de leur choix, dans un environnement sûr et sécurisé. Nous nous félicitons de l’occasion qui nous est offerte de montrer à la Commission européenne tout ce que nous avons fait pour que cet objectif soit une réalité », a déclaré le porte-parole d’Apple.
Apple est déjà confronté à des pressions antitrust dans le monde entier. En mars, l’Autorité Français de la concurrence a annoncé qu’elle infligeait à l’entreprise une amende record de 1,1 milliard d’euros (1,2 milliard de dollars) en raison des restrictions qu’elle a imposées dans les contrats avec des grossistes. Aux États-Unis, plusieurs agences sondent Apple, et le Congrès devrait tenir une audience antitrust plus tard cet été mettant en vedette son PDG, aux côtés de ceux d’Amazon, Facebook et Google.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *